Édition 2017

Détenu, Gedetineerd : Et la famille, En de familie?

18 au 28 novembre

Dans bien des cas, l’évocation de la prison renvoie aux personnes détenues, à ce qui se joue dans l’enceinte des prisons. La séparation de cette catégorie sociale avec l’extérieure, nous fait oublier que de nombreux autres citoyens se retrouvent par extension touchés également par la structure carcérale. En ce compris des mineurs.

Cet entourage proche hors des murs ainsi que les enfants vivant avec leur mère en prison, subissent de nombreux préjudices qui ont jusqu’à maintenant suscité peu d’intérêt des analyses sociologiques, des politiques et de la population.

Cette autre perspective d’analyse des effets de la détention, permet d’observer comment la prison agit au delà des murs. La diffusion du stigmate aux proches en rend compte en partie.
Le choix d’un recours massif à l’incarcération apparaît comme un facteur d’exclusion et de désinsertion des personnes concernées mais aussi de leurs proches. L’enfermement ne répond pas à l’objectif de réinsertion qu’il affiche, mais à des impératifs sécuritaires qui ont des effets dévastateurs : il constitue une rupture brutale dans le parcours de la personne incarcérée ainsi que pour sa famille et ses proches, ce qui se révèle très déstabilisant et désocialisant.

C’est pourquoi, les Journées Nationales de la Prison mettent cette année en lumière celles et ceux qui sont touchés indirectement par l’incarcération et dont la détresse reste muette.

Plus d’information sur l’édition 2017, ici.

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